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lundi 2 avril 2012

Haiti-Rep. Dominicaine: Martelly implique dans un grave scandale de corruption selon la presse dominicaine


 

P-au-P., 2 avril 2012 [AlterPresse] --- Le Chef de l’État haïtien, Michel Martelly, serait impliqué dans un des cas les plus graves de corruption sur l’ile d’Haiti, rapporte l’agence dominicaine Espacinsular (partenaire d’AlterPresse) citant la télévision de la République voisine.
Martelly aurait reçu directement ou indirectement du sénateur dominicain Félix Bautista, propriétaire de plusieurs entreprises, un total de plus de 2, 5 millions de dollars US, révèle, durant le week-end, le programme « Nuria sur la 9 » conduit par la journaliste vedette Nuria Piera.
Selon les documents présentés par la journaliste, les opérations effectuées portent les noms du président haïtien ainsi que d’intermédiaires dominicains.
Les transactions auraient commencé depuis la campagne électorale présidentielle de 2010 et se seraient poursuivies après l’élection de Martelly à la présidence.
La candidate Mirlande Manigat, rivale malheureuse de Martelly, aurait, pour sa part, reçu 250.000 dollars.
Tous deux ont été invités à prononcer des conférences à Santo Domingo par la FUNGLODE, une fondation créée par le président Leonel Fernández, qui considère le sénateur Bautista comme un fils.
Sur un ensemble de 500 millions de dollars US de contrats de reconstruction après le séisme du 12 janvier 2010, 338 millions ont été accordés à des compagnies appartenant à Felix Bautista et ses affiliés, dans des conditions jugées irrégulières par une commission d’enquête mise en place par le premier ministre (démissionnaire depuis le 24 février 2012) Garry Conille.
La presse dominicaine note que ces révélations se produisent moins d’un an après l’arrivée au pouvoir de Martelly (mai 2011), comparé à Abdalá Bucaram de l’Equateur, destitué par le parlement de son pays en février 1997, un peu plus d’un an de mandat, pour « incapacité mentale à exercer le pouvoir ».
Les confrères dominicains signalent également les relations difficiles de Martelly avec le parlement, qui enquête, entre autres, sur sa double nationalité et sa double identité présumées. Ce qui porte certains parlementaires à évoquer une possibilité de mise en accusation du chef de l’État, car la Constitution haïtienne interdit la double nationalité en ce qui concerne le président de la République. [gp apr 02/04/2012 1:00]

vendredi 16 mars 2012

La commission d'enquete senatoriale fera-t-elle la lumiere sur la nationalite du President Martelly?

La fougue du senateur Moise Jean Charles a baisse apres sa reaction contre la remise des passports par le President. Le rapport preliminaire n'est base que sur l'analyse des passports remis. Les enquetes preliminaires n'y sont pas inclues notamment les contradictions sur le voyage du President en 2007 sur le vol de American Airlines. De plus Moise Jean Charles detient un lot d'informations de sources etrangeres concernant la nationalite du President et les affaires que ce dernier entreprit sous le nom de Michael Martelly. Au debut il s'agissait de rencontrer des personnalites politiques etrangeres pour verifier des informations. Mais tout cela a change. Les enquetes sont menees sur place au lieu de voyager a l'etranger. Dans ses declarations a la presse le senateur Moise Jean-Charles semble convaincu que l'actuel president haitien est un americano-italien. Si ses sources sont credibles pourquoi ne cherche-t-il pas l'aide des personnalites-source en vue de verifier les informations detenues sur des sources additionnelles? De toute facon il est imperieux au Senat de la Republique de faire connaitre a la nation les resultats de cette enquete. La route utilisee par la Commission senatoriale en vue de verifier la nationalite du President semble ardue et longue. Pourquoi n'utilise-t-on pas la methode de verification de la nationalite des ministres et sous-secretaires d'Etat au President Martelly? La carte de residence reclamee ne va pas etre livree demain. De plus des senateurs demissionnent en cascade de la commission. On est donc en droit de se demander quel est l'avenir de cette commission. Qu'en est-il aussi de la nationalite des ministres et secretaires d'Etat de l'ancien gouvernement Conille-Martelly? ( un rapport preliminaire sur la nationalite des ministres et secretaires d'Etat a ete emis ou l'on a mentionne la nationalite etrangere de certains ministres et secretaires d'Etat). Mais cette enquete sur les ministeres et secretaires d'Etat ne semble pas achevee. De toute facon il est imperieux de connaitre les resultats de cette enquete sur la nationalite du President, des ministres et des sous-secretaires d'Etat et si les informations du senateur Moise Jean Charles sont credibles. Voici le rapport preliminaire de la Commission senatoriale publie par le journal le Nouvelliste:

La commission sénatoriale spéciale chargée d'enquêter sur la nationalité du président Michel Martelly, dirigée désormais par le sénateur Moïse Jean-Charles, a présenté jeudi son rapport préliminaire à l'Assemblée. Des irrégularités sont relevées dans le dossier du président Martelly, qui n'a pas encore soumis la copie de sa carte de résidence américaine à la commission.

Haïti: La commission sénatoriale d'enquête n'est toujours pas en mesure de tirer une conclusion sur la nationalité du président Michel Martelly. Le rapport préliminaire présenté à l'Assemblée a simplement fait état d'irrégularités dans la plupart des passeports soumis par M. Martelly à la commission via la plateforme Religions pour la paix. « La sous-commission Immigration se demande pourquoi il a fallu faire émettre un nouveau passeport en juillet 2002, plus de deux ans et demi (30 mois) avant la date d'expiration du passeport précédent (FL00A650), alors que celui-ci comportait encore seize (16) pages vierges », précise le rapport, rappelant que toute demande de nouveau passeport doit être introduite au maximum 6 mois, moins 1 jour, avant la date d'expiration du passeport à remplacer.

La commission, dans son rapport préliminaire, dit relever que Michel Martelly a continué d'utiliser le passeport antérieur (FL00A650) après l'émission du nouveau (passeport 30093). « Au moins une vingtaine de voyages ont été effectués avec l'ancien passeport après la date du 25 juillet 2002 », a indiqué le rapport préliminaire.

Des contradictions sont aussi relevées sur le statut matrimonial du président Martelly. « Dans les formulaires de demande de passeport haïtien au nom de Michel Joseph Martelly, en 2002, il est mentionné que le requérant est marié. Or, en 2007 et en 2008, sur deux autres formulaires de demande de passeport haïtien, il est mentionné que le requérant est célibataire, alors que son statut réel serait "divorcé", relève-t-on dans le texte lu par le sénateur John Joël Joseph. Il faut rappeler que le requérant s'était marié aux USA, le 15 mai 1987, à une ressortissante américaine. »

« Comment se nomme l'actuel président de la République d'Haïti? Michel J. ou Michael J. Martelly? Le dernier voyage de monsieur Michel Joseph Martelly aux USA avec son passeport haïtien remonte au 20 novembre 2008, si l'on se réfère au sceau de visiteur qui y figure. N'a-t-il jamais plus voyagé aux USA depuis lors? N'a-t-il pas visité l'Europe ou l'Afrique? Si oui, avec quel document de voyage? ». Voilà des questions qui restent pendantes à la commission d'enquête. Le président Michel Martelly devrait fournir des documents de voyage supplémentaires à la commission, notamment une copie de sa carte de résidence américaine en vue d'éclaircir ces points d'ombre.

Le contenu du rapport préliminaire n'a pas été mis en discussion par le bureau du Sénat. Les discussions ont de préférence porté sur la méthodologie adoptée par la commission pour réaliser son travail. Face aux critiques de certains de leurs collègues, les sénateurs Steven Benoît et Jean-Baptiste Bien-Aimé ont annoncé leur retrait de la commission. « Ce n'est pas une décision émotionnelle cette fois-ci », a laissé entendre le sénateur Steven Benoît, qui avait déjà annoncé sa démission comme membre de la commission.

L'annonce de ces démissions a été faite alors que le président du bureau du Sénat, Simon Dieuseul Desras, cherchait d'autres sénateurs pour compléter la commission suite à la démission des sénateurs Joseph Lambert et Youri Latortue. Anick Joseph et Maxime Roumer ont tour à tout rejeté le choix du président du Sénat porté sur eux. Embarrassé, le sénateur Desras a accepté la proposition du sénateur Jean William Jeanty qui lui a conseillé d'ajourner les débats sur la commission à la prochaine conférence des présidents. « La commission reste telle qu'elle a été constituée jusqu'à une décision de la conférence des présidents », a conclu Simon Dieuseul Desras, soulignant qu'aucune démission n'est encore acceptée par le bureau, même celles de Joseph Lambert, de Youri Latortue et Yvon Buissereth.

Autre article sur le meme sujet:
 http://www.defend.ht/news/articles/political/2796-haiti-senators-risk-losing-their-credibility-says-mirlande-manigat

lundi 12 mars 2012

Suite de l'enquete sur la nationalite du President Martelly apres la remise des 8 passports

La Commission sénatoriale d’enquête sur la nationalité « travaillera toute la fin de semaine afin de remettre ce lundi après-midi, conformément à ce qui avait été entendu, ses passeports au Président Martelly et produire un autre rapport préliminaire d’ici à mercredi ou jeudi prochain » avait fait savoir, Simon Dieuseul Desras, le Président du Sénat après avoir transmit les documents de voyages à la Commission.

Le Sénateur Moïse Jean-Charles a affirmé dimanche, que contrairement aux promesses du Président du Sénat, la Commission ne rendra pas lundi, les passeports au Président Martelly en raison de la nécessité de poursuivre les investigations. Le Sénateur soutient qu’un ensemble d’éléments troublants dénotent des irrégularités surprenantes... comme un passeport émis au nom du Président en 1981 qui n’a expiré que 12 ans plus tard alors que la durée normale de validité d’un passeport est de 5 ans...

De son côté, le Sénateur François Anik Joseph (Alternativ / Artibonite), déclare que le dossier n'est pas prêt d’être classé, mais qu’au contraire, c'est maintenant que le dossier est ouvert.

«... maintenant que le Président a décidé, de collaborer, nous disons merci monsieur le Président d'avoir décidé de collaborer, mais au lieu que l'affaire soit classé c'est maintenant qu'elle commence. Parce qu'à mon sens, le Président a présenté 8 passeports, les passeports étaient toujours là, pourquoi il ne les a jamais présentés depuis tout ce temps ? Pourquoi maintenant ? Pourquoi le Président Clinton est rentré en Haïti mercredi et c'est jeudi que le Président a décidé de présenter ses passeports ? Donc ça c'est une question.

Deuxièmement le Président a présenté 8 passeports, je pense qu'il est important pour que la Commission prenne son temps pour examiner ces passeports, surtout pour déterminer l'âge de ces passeports. Il faut trouver un laboratoire pour analyser chaque page des passeports au carbone 14 ou bien avec d'autres techniques plus sophistiquées, [...] il n'y a pas de jeu dans cette question, ce sont des choses assez sérieuses [...] Il faut déterminer l’âge de chaque passeport pour voir leur conformité avec les dates qui sont inscrites. Il faut déterminer l'âge de l'encre des sceaux qui sont sur les passeports également, pour voir si l'encre de ces sceaux correspond aux dates indiquées, ça c'est une autre question.

J'avais insisté sur une piste, j'avais dit que le Président de la République avait voyagé le 21 novembre 2007, le Président de la République a passé toute la semaine à démentir l'information, son Ministre chargé des relations avec le Parlement, M. Théano, a démenti l'information il a même dit que le 21 novembre 2007, le Président était en train de donner un spectacle dans une fête champêtre [...] des sénateurs sont aller au service de l'immigration de l'aéroport ils ont demandé la liste des passagers qui était sur le vol d'American Airlines ce jour là en direction de la Floride, ils ont trouvé la liste et le nom du Président n'était pas sur celle-ci [...] et voilà maintenant que le Président présente un passeport haïtien qui dit qu'il a voyagé sur jour là, qui ment maintenant ? Le service d'immigration [les sénateurs?] ou bien le Président de la République ? Je refuse de croire que le Président de la République aurait pu mentir à la Nation donc je préfère croire que c'est le service de l'immigration qui est en train de mentir [...] la Commission maintenant a la responsabilité d'explorer cette question, d’explorer ce mensonge à ce niveau... Je pense que le dossier n'est pas prêt du tout d’être classé, au contraire, c'est maintenant que le dossier est ouvert. »


Concernant le mystère qui semble entourer le voyage du 21 novembre 2007, l’ex Colonel Himmler Rébu, Dirigeant du Grand Rassemblement pour l’Evolution d'Haïti (GREH) avait déclaré la semaine passée après la conférence de Presse du Chef de l’État «... la déclaration que le Président a faite, dans la forme qu'il l'a faite, et les acteurs qui sont intervenus consolide mes doutes. Le Président Martelly au cours de la présentation a montré que le 21 novembre 2007, il était sur un vol American Airlines en direction des États Unis, alors que justement dans l’enquête de la Commission, American Airlines avait fourni un manifeste où le Président Martelly n'était pas présent sur ce vol. Je pense que l’information [qui a été donné par le Chef de l’État] apporte encore plus de confusion que d'éclairage, et me rend très mal à l’aise, comme personne qui a toujours revendiquer son appartenance idéologique au gouvernement du Président Martelly. [...] »

Pourquoi les Sénateurs qui ne cessent de parler de cette liste de passager du 21 novembre 2007, comme étant un élément clé de leur enquête n’ont ils pas pas montré à la presse ce document d’Américain Airlines ?
Source: Haiti Libre
Lire aussi sur le meme sujet : http://www.defend.ht/politics/articles/legislative/2764-haiti-in-addition-to-8-passports-senate-requires-presidents-us-green-card

samedi 25 février 2012

Prime Minister Gary Conille resigns from the executive power who has been facing crisis after crisis since Michel Martelly took power eight months ago.

Haiti Prime Minister Garry Conille has resigned from office, giving in to political pressure from President Michel Martelly to step down.

Conille sent a letter to Martelly shortly after 10 a.m. Friday, almost an hour before he was supposed to meet with the president and ministers at the National Palace, several sources confirmed.
The National Palace issued a press release just before 2 p.m. confirming the resignation, saying Martelly will address the nation at 7 p.m. Friday.
“We are muddling through from crisis to crisis,” said Robert Fatton, a Haiti expert at the University of Virginia. “The immediate future is likely to be very turbulent and a major crisis may be in the making.”
For days, Conille, a former UN diplomat and gynecologist, had been under pressure to step down, with presidential advisers delivering the request in person. On Thursday, rumors circulated that Martelly would formally ask for Conille’s resignation in a letter.
The international community, influential business leaders and top Haitian politicians had been scrambling for days to prevent a political confrontation that could lead to the ouster of Conille just four months after he took office. But all their efforts failed.
The presidents of both the lower chamber of Parliament and the Senate told diplomats and Conille that they were opposed to the ouster, and feared that it would deepen the crisis in Haiti. But others say that with the president and prime minister unable to see eye-to-eye, Haiti was facing a crisis of governance.
Conille and Martelly have been at loggerheads over issues of the nationality of government officials — including that Martelly has an American passport — an investigation of $300 million in post-earthquake contracts and who controls government ministers.
On Thursday, as speculation spread about whether the prime minister would stay or go, the head of the U.N. peacekeeping mission in Haiti read a statement on what the mission called “a series of repeated crises between the executive and legislative powers that undermine the proper functioning of the institutions and the democratic process,” over the past few weeks.
“The political deadlock and institutional paralysis between the government, Parliament and the president does not reflect the commitments they have undertaken vis-à-vis the Haitian people and are not likely to create the necessary conditions for recovery of the economy and the consolidation of democracy,” Mariano Fernandez, special representative of the U.N. Secretary-General and head of the mission in Haiti, said in a statement.
As Fernandez spoke, government ministers and their chiefs of staff were complying with a Senate commission investigating the nationality of government ministers.
In his statement, Fernandez said “2012 could prove a turning point for Haiti in terms of reconstruction, economic growth, investment and strengthening of political institutions and governance.”
Though negotiations have been taking place for days over Conille’s replacement, observers say there is no telling when Haiti will get a working government. It took five months for Conille to be appointed as prime minister, and he was Martelly’s third choice. Already names are being circulated, all three of them close to the president.
There is no guarantee that any of those choices will be approved by the Parliament, which has been at odds with the president since his May 14, 2010, inauguration.
“President Martelly, like all previous Haitian presidents, is not willing to have a prime minister who has his or her own agenda and who seems to be protected and defended by the international community,” Fatton said. “Haitian politics has not changed significantly in this respect; Martelly is maintaining the tradition that only one figure, the President, can be the ultimate and indeed sole ‘decider.’ Sharing power is simply not yet in the DNA of Haitian governance in spite of the constitution.”


Article Source: Miami Herald


Read more here: http://www.miamiherald.com/2012/02/24/2658568/haiti-prime-minister-garry-conille.html#storylink=cpy

vendredi 3 février 2012

Le President Martelly denonce un coup d'Etat

 

Denonciation d'un complot de coup d'Etat par le President Martelly


Le President Michel Martelly, non-invite, interrompit une rencontre du Premier Ministre Gary Conille avec un groupe de parlementaires dans la residence privee de ce dernier 

A la residence du Premier Ministre les membres du groupe majoritaire du Senat (G-16) et celui de la chambre des deputes (GPR) s'etaient reunis pour discuter avec le premier ministre de la constitution et du programme d'education graduite du gouvernement. 


Le President, alerte par un parlementaire, arrivait inattendument a la rencontre et suivant plusieurs temoignages President Martelly denonca la rencontre comme un complot pour le renverser.


"Le chef de l'Etat utilisait des propos injurieux et stupides que nous ne pouvons pas repeter pour qualifier les membres presents", declarait un senateur qui rapportait l'incident a Haiti Press Network.


" Le President nous qualifiait de toutes sortes de noms pour exprimer qu' il s'agissait d'un complot pour le renverser en faveur de Steven Benoit", continua le senateur.


Senateur Steven Benoit n'etait pas present durant l'evenement et durant la conference de presse de jeudi confirmait etre au courant de l'incident mais rejeta l'idee d'un plan pour renverser le president. 
http://www.defend.ht/politics/articles/presidential/2591-haiti-president-martellys-tirade-accusing-a-plot-to-coup-detat

mercredi 3 août 2011

16 senateurs ont vote contre le choix de Bernard Gousse

P-au-P, 02 août 2011 [AlterPresse] 

 Le groupe des 16 sénateurs (sur 30, le total au grand corps en Haïti), qui avaient annoncé leur décision “politique” de rejeter le deuxième choix du président Michel Joseph Martelly, a voté contre la désignation de Bernard Honorat Gousse comme futur premier ministre d’Haïti, tard dans la soirée du mardi 02 août 2011, a observé l’agence en ligne AlterPresse.
Le vote a eu lieu au terme de plus de 7 heures de débats, parfois houleux, entre sénateurs qui voulaient juger de la recevabilité ou non du rapport de la commission spéciale, ayant étudié les pièces soumises par le deuxième candidat de Martelly (après Daniel Gérard Rouzier) pour devenir chef de gouvernement du nouveau président, et collègues sénateurs qui s’étaient déjà positionnés contre Gousse.
C’est presque dans une atmosphère de cafouillage que la séance du vote a été rapidement levée (vers 10:00 pm locales, c’est-à-dire 3:00 gmt le mercredi 3 août 2011) par le président du grand corps, le sénateur Jean Rodolph Joazil (Nord-Est), sans aucun mot sur la suite qui allait être prise à la décision du 2 août 2011 au sénat de la république.
Il n’y a eu ni votes favorables, ni votes d’abstention.
Le sénateur Joazil a consulté l’assemblée des sénateurs, non pas sur le rapport de la commission spéciale quant au dossier de pièces du premier ministre désigné Bernard Honorat Gousse, mais sur leur approbation ou non du choix effectué par Martelly.
Seulement les 16 sénateurs, membres du groupe parlementaire pour le renouveau (Gpr, rassemblant les élus de la plateforme “Inite” et alliés), dont le vote défavorable contre Gousse [ancien ministre de la justice et de la sécurité publique sous le gouvernement provisoire, de 2004 à 2006] était acquis, ont levé la main pour signifier leur position préalablement arrêtée.
Vote “technique” ou “politique” ?
Pendant plusieurs heures, les sénateurs, qui ne font pas partie du Gpr, ont tenté d’analyser, sur la forme, le rapport de la commission spéciale de 9 membres, lequel a souligné la conformité des pièces du postulant-premier ministre dans 5 cas, excepté en ce qui concerne son certificat de décharge.
Tout en déclarant “controversée” la décharge donnée à Gousse par l’ancien président provisoire Boniface Alexandre sur la base d’un décret daté de 1983 (contraire aux prescrits de la Constitution de 1987, confiant cette responsabilité à une commission bicamérale du parlement), la commission ad hoc évoque une présomption “de bonne gestion” de Gousse en référence au rapport favorable de la cour supérieure des comptes et du contentieux administratif (Cscca).
Les débats du 2 août 2011 au sénat de la république ont été dirigés sur le caractère “technique” du vote à imprimer autour du choix, fait par un président, d’une personnalité appelée à assumer la charge de chef (ou cheffe) de gouvernement.
Le vote politique, s’il devait y avoir lieu, doit se dérouler au moment de la ratification de la déclaration de la politique générale du 1er ministre désigné, ont argué les sénateurs en désaccord avec le groupe des 16 (Gpr et alliés).
Parallèlement, les sénateurs en désaccord avec le groupe des 16, à l’exemple des sénateurs Andris Riché (Grande Anse / Sud-Ouest), Youri Latortue (Artibonite / Nord) et François Annick Joseph (Artibonite / Nord), ont beaucoup insisté sur l’absence de “recommandations” produites par la commission spéciale, contrairement aux règlements internes du sénat.
Invité à trancher sur ce manquement, au terme des règlements intérieurs, le sénateur Joazil (qui, en tant que président, n’a pas voté, malgré son appartenance au Gpr) s’est plutôt prononcé pour la continuation de la séance, au lieu de renvoyer le rapport à la commission spéciale pour y ajouter les recommandations.
“Je ne dis pas que le rapport soit incomplet, mais il manque les recommandations”, a précisé Latortue.
Au lieu de 22 (au ministère de l’intérieur et des collectivités territoriales / Mict), il y a eu environ 60 anciens parlementaires à bénéficier de postes de “consultants” dans plusieurs ministères (comme celui de l’éducation nationale et de la formation professionnelle / Menfp), dont les salaires mensuels (par consultant) de 100 mille gourdes (US $ 1.00 = 41.00 ; 1 euro = 61.00 gourdes) ont servi à financer la campagne électorale de ces différentes personnalités aux dernières compétitions électorales, a dénoncé Youri Latortue.
Des sénateurs du groupe des 16, comme le chef de file Joseph Lambert (Sud-Est) et Moïse Jean-Charles (Nord), ont fait peu de cas des différentes mises en garde de leurs collègues (minoritaires à l’assemblée) quant aux conséquences de ce deuxième rejet (du choix de Martelly) sur : leur éventuelle réélection auprès de leurs mandants, les nombreux défis (sécurité publique, épidémie de choléra, questions environnementales, etc.) qui attendent la prochaine équipe gouvernementale, l’imminence du passage du cyclone “Emily” (prévu pour le mercredi 3 août 2011 sur Haïti).
A leur avis, les débats, entamés par leurs collègues, qui ont avancé de multiples arguments (les uns plus subtils que les autres), n’ont aucune chance d’aboutir, ni de les porter à démordre de leur position initiale, leur conviction étant assurée sur Bernard Gousse.
Voilà pourquoi, les 16 sénateurs (Gpr et alliés) ont demandé au président Martelly de désigner une autre personnalité à la place de Bernard Honorat Gousse, dans le but de faire gagner du temps au pays dans la nomination du prochain gouvernement, ont-ils rappelé.
Et Martelly et Gousse savaient pertinemment que l’ancien ministre de la justice et de la sécurité publique ne pouvait point obtenir les faveurs des 16 sénateurs, a révélé le sénateur Jean-Charles évoquant une réunion secrète entre les différents protagonistes et mentionnant une volonté de désistement de Gousse à briguer le poste de chef de gouvernement.
Sans surprise, Martelly, qui avait indiqué disposer des faveurs de 18 sénateurs, devra désigner une troisième personnalité comme candidate au poste de chef / cheffe de gouvernement.
Après avoir prêté serment, le samedi 14 mai 2011, comme nouveau chef d’État d’Haïti, Michel Joseph Martelly atteindra-t-il les 90 ou 100 premiers jours (14 ou 24 août 2011) sans avoir pu négocier véritablement avec les forces politiques au parlement afin de former un nouveau gouvernement avant la fin de l’exercice fiscal 2010-2011 et la rentrée des classes de septembre 2011 ? [rc apr 02/08/2011 22:15]

Ronald Colbert [AlterPresse - Haiti]

mardi 26 juillet 2011

L'entente semble etre resiliee

Rien n'a changé dans la position de l'éxécutif et du groupe des 16 sénateurs anti-Gousse, malgré les rencontres interminables de la semaine dernière. Au Cap-Haïtien, dimanche, où il a été attaqué par des individus qui ont lancé des pierres et des tessons de bouteille, le chef de l'Etat a réaffirmé son soutien à Bernard Gousse. En réplique, les sénateurs Desra Simon Dieuseul, Moïse Jean-Charles et Kely C. Bastien reviennent à la charge : impossible d'avoir un gouvernement cette semaine, Gousse n'a aucune chance de passer au Sénat...Retour à la case départ.

Personne ou presque ne sait quelle a été la base de ladite entente annoncée dans la nuit de jeudi à vendredi dernier par le président Martelly et le groupe des 16 sénateurs anti-Gousse. Après des jours de négociations entre les deux pouvoirs, ils reviennent à leur premier amour: le conflit. « Me Bernard Gousse ne fera pas le retrait de sa candidature. Si le Premier ministre désigné doit désister, il le fera lors de sa présentation au Parlement », a soutenu Michel Martelly dimanche au Cap-Haïtien.

Selon des sources concordantes au palais national, contactées par Le Nouvelliste, lors des différentes négociations à l'hôtel Karibe entre le président Martelly et le groupe des 16 sénateurs anti-Gousse, ces parlementaires ont clairement exigé le retrait de Me Gousse comme condition pour poursuive les pourparlers. « C'était un voeu de leur part... », a déclaré nos contacts, comme pour dire que Martelly n'avait donné aucune garantie en ce sens.

Après ses dernières déclarations dans la deuxième ville du pays, tout ce qu'avaient annoncé vendredi dernier le chef de l'Etat et le leader du groupe des 16 sénateurs en guise d'entente s'écroule comme un château de cartes. Contrairement à ce qui avait été annoncé, un nouveau gouvernement ne serait pas possible cette semaine, ont avancé les sénateurs Moïse Jean-Charles et Kely C. Bastien. Pour le premier, il est mathématiquement impossible, quel que soit le consensus trouvé.

« C'est vrai que nous sommes en pourparlers et des discussions se font sur le choix d'un autre Premier ministre...On ne sait pas ce qui va se passer. Nous avons affaire à un président ''mètdam'', on ne sait pas ce qu'il a dans la tête », a critiqué le sénateur Moïse Jean-Charles sur les ondes de plusieurs stations de radio de la capitale dont Magik 9. Selon lui, d'autres rencontres sont prévues cette semaine avec le chef de l'Etat, et ce ne sera qu'après la poursuite des négociations qu'ils sauront quand le pays pourra avoir un gouvernement.

Pour sa part, le sénateur Bastien a révélé que le groupe des 16 avait suggéré à Bernard Gousse d'abandonner la course vers la Primature. Après les dernières déclarations du président, le parlementaire dit constater qu'ils n'avancent pas et que la séance sur la ratification du choix de Me Gousse doit avoir lieu. Une séance qui aboutira à un vote qui reflétera la position initiale du groupe des 16.

« Si Me Gousse ne se désiste pas on perd notre temps. Si on veut continuer à perdre du temps, laissons le processus suivre son cours, il aboutira de toute façon à un vote défavorable. Maintenant, si on veut gagner du temps, M. Gousse pourrait désister de son propre chef... Le président doit accepter le principe d'une cohabitation... », a renchéri le sénateur Desra Simon Dieuseul, également membre du groupe des 16.

Après la première rencontre qui a duré plus de 7 heures le mercredi 20 juillet entre les deux parties antagoniques, elles se sont mises d'accord pour, nous citons : « faire le retrait de leur position initiale en vue d'avancer avec les négociations sur d'autres bases ». Visiblement, et l'exécutif et les parlementaires anti-Gousse sont revenus à leur premier amour.

« Nous avons fait le retrait de nos positions (le président et le groupe des 16 sénateurs) afin de continuer à travailler pour doter le pays d'un gouvernement le plus rapidement possible. Qui sait, avec Bernard Gousse. Qui sait, avec quelqu'un d'autre... », avait déclaré le sénateur Joseph Lambert.

La deuxième rencontre tenue vendredi dernier, toujours à l'hôtel Karibe, leur a permis d'annoncer la formation d'un gouvernement cette semaine. Suite aux rebondissements de ces dernières heures, il semblerait que tous ces jours de discussion et de négociations n'ont servi à rien dans la marche vers la ratification du choix d'un Premier ministre. Retour à la case départ.

Les jours passent, les négociations sans effet se poursuivent, le pays est toujours sans gouvernement.

Robenson Geffrard, Le Nouvelliste

vendredi 8 juillet 2011

Is a U.N. Truth Panel on Baby Doc Necessary?

With a resurging cholera epidemic and earthquake reconstruction, some question whether a panel investigating former Haitian dictator Jean-Claude Duvalier is really that important.
By Hortense M. Barber


Months after his startling return to the nation he ruled 25 years ago, former Haitian dictator Jean-Claude Duvalier, also known as “Baby Doc,” could soon have to face the music for some of his past alleged crimes.


In an effort to provide closure to Haitians who suffered through his leadership, the United Nation’s Deputy High Commissioner for Human Rights, Kyung-wha- Kang, called for a truth commission during a press conference Tuesday.


“We do believe that there is a need for a broader coming to terms with the past,” she told the Associated Press. “A truth commission would serve that purpose.”


She also made it clear that the panel will not be a replacement for the current criminal charges against him.


“The Duvalier case would focus specifically on the accountability of the leader of what was a very brutal period,” she said.


Since his return to Haiti in January, there have been more than 20 lawsuits, ranging from attempted murder and torture to embezzlement, filed against the former dictator. A judge has placed him under house arrest, but the case against him has been moving slow.


A lawyer for Duvalier insists that the statute of limitations in the cases have expired. He also thinks the truth panel is pointless.


"I totally disapprove," Reynold Georges told the Associated Press. "We have our own legal system, and we're going to stick to it. ... Love [Duvalier] or leave the country."


In the face of an emerging cholera epidemic (which a recent CDC report says was spawned by U.N. peacekeepers from Nepal) and a massive earthquake recovery, many Haitians don’t see the point of it, Defend Haiti, an online news site which focuses on issues in the nation, reports.


President Michel Martelly himself suggested amnesty for Duvalier, in an April interview with French language Montreal publication La Presse, in an attempt to move the country forward.


With all of Haiti’s pressing problems, he might have a point.