lundi 26 mars 2012

Martelly contre le droit a la securite et a la vie

« Le président Martelly a cité le déguerpissement des gens de la Place Jérémie, dans la nuit du 21 décembre 2011, comme l'une de ses grandes réalisations. Par ainsi, selon Reyneld Sanon du Collectif, le président, en plus de l'assumer, revendiquerait l'action de la Place Jérémie. »

Plus qu'un mepris ou meme un deni, c'est une vraie guerre que menerait le gouvernement du president Martelly contre le droit a la securite et a lavie. C'est le point de vue soutenu par le Collectif des organisations de defense du droit au logement.

Dans une conference de presse donneee au local du GARR (Groupe d'appui aux refugies et aux rapatries le vendredi 23 mars 2012, le Collectif a fixe sa position quant aux evenements successifs et repetitifs d'incendie
dans les  camps de fortune dans differentes zones du pays. En effet le Collectif dit constater la maniere dont, dans differents camps de la capitale, la vie et les biens des gens sont emportes dans des flammes suspectes.

D' une part, ce qui choque le Collectif, c'est l'indifférence et le silence des autorités de l'État au regard de ces incendies qui jettent le deuil et le désespoir dans ces familles déjà sinistrées par le séisme du 12 janvier 2010. Cependant, il relève quelques points, en terme de rappel, à propos de ces incendies : un enfant de 3 ans meurt carbonisé, une cinquantaine de tentes sont brûlées et une autre cinquantaine détruites dans des manoeuvres visant à stopper le feu au camp qu'héberge l'école nationale République d'Argentine, le mercredi 8 février 2012 ; le 18 février 2012, au camp Maya I, à Christ-Roi, 2 tentes sont complètement consumées par le feu; 100 tentes partent en fumée, dans la nuit du dimanche au lundi 12 mars 2012 au camp du Lycée Toussaint Louverture; environ 58 autres détruites par le feu dans la nuit du 16 mars 2012, à la Place Mausolée près du palais national; 6 tentes ont été brûlées au camp Kozbami à Cité Soleil, le 18 mars 2012, suite au débarquement d'un groupe de bandits qui y ont mis le feu.

 D'autre part, le Collectif se dit préoccupé et inquiet par l'attitude et le comportement des autorités concernées. Car, constate-t-il, rien n'a été fait pour venir en aide aux victimes dans leur détresse. Cette nonchalance des autorités ne doit pas laisser indifférente la population, avance le Collectif. Ces incendies qui paraissent être des actions criminelles, dans le dessein formé de forcer les gens à déguerpir, n'ont pourtant pas poussé les dirigeants à diligenter une enquête. Malgré tout l'engagement et toute la diligence dont le Commissaire du gouvernement se réclame, il n'a toujours pris aucune disposition pour rechercher les criminels et sévir contre eux comme le prévoit notre Code d'instruction criminelle. Pis encore, aucune disposition n'est prise pour empêcher la reprise de tels agissements. Car, soutient Antonal Mortimé de la Pohdh parlant au nom du Collectif, aucune brigade de la Police - censée protéger et servir - n'a été placée à proximité des camps en matière de vigilance. Aucun accompagnement, non plus, n'a été proposé aux victimes dans la reproduction de leurs pièces (acte de naissance, carte d'identification nationale, etc.) maintenant détruites. C'est le cas de Roseline Octavius du camp Maya I, qui, en plus d'avoir perdu des économies destinées à payer la scolarité de son enfant, doit se coucher avec 4 autres personnes sur un seul lit. Ou encore de cette dame de 35 ans, ayant requis l'anonymat, du camp du Lycée Toussaint Louverture, pour avoir vu cinq personnes disparaître sous ses yeux. Elle est visiblement traumatisée.
Cependant, le Collectif est clair sur l'interprétation de sa note de presse : le président Martelly a cité le déguerpissement des gens de la Place Jérémie, dans la nuit du 21 décembre 2011, comme l'une de ses grandes réalisations. Par ainsi, selon Reyneld Sanon du Collectif, le président, en plus de l'assumer, revendiquerait l'action de la Place Jérémie.
Compte tenu de tout cela, le Collectif exige que le commissaire du gouvernement de Port-au-Prince mette l'action publique en mouvement et sévisse contre ces criminels ; que la mairie de Port-au-Prince vienne en aide aux victimes dont la situation est aggravée ; que la Croix-Rouge haïtienne et le ministère à la Condition féminine et aux Droits des femmes volent au secours des femmes enceintes avec des enfants sans toit ; que les victimes des camps s'organisent de manière à pouvoir se défendre de ces criminels et, enfin, que tous, groupes, organisations et institutions nationales et internationales se solidarisent avec ces compatriotes vivant dans ces camps sous des tentes et qui continuent à être victimes.

http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=103662&PubDate=2012-03-26



 



vendredi 16 mars 2012

La commission d'enquete senatoriale fera-t-elle la lumiere sur la nationalite du President Martelly?

La fougue du senateur Moise Jean Charles a baisse apres sa reaction contre la remise des passports par le President. Le rapport preliminaire n'est base que sur l'analyse des passports remis. Les enquetes preliminaires n'y sont pas inclues notamment les contradictions sur le voyage du President en 2007 sur le vol de American Airlines. De plus Moise Jean Charles detient un lot d'informations de sources etrangeres concernant la nationalite du President et les affaires que ce dernier entreprit sous le nom de Michael Martelly. Au debut il s'agissait de rencontrer des personnalites politiques etrangeres pour verifier des informations. Mais tout cela a change. Les enquetes sont menees sur place au lieu de voyager a l'etranger. Dans ses declarations a la presse le senateur Moise Jean-Charles semble convaincu que l'actuel president haitien est un americano-italien. Si ses sources sont credibles pourquoi ne cherche-t-il pas l'aide des personnalites-source en vue de verifier les informations detenues sur des sources additionnelles? De toute facon il est imperieux au Senat de la Republique de faire connaitre a la nation les resultats de cette enquete. La route utilisee par la Commission senatoriale en vue de verifier la nationalite du President semble ardue et longue. Pourquoi n'utilise-t-on pas la methode de verification de la nationalite des ministres et sous-secretaires d'Etat au President Martelly? La carte de residence reclamee ne va pas etre livree demain. De plus des senateurs demissionnent en cascade de la commission. On est donc en droit de se demander quel est l'avenir de cette commission. Qu'en est-il aussi de la nationalite des ministres et secretaires d'Etat de l'ancien gouvernement Conille-Martelly? ( un rapport preliminaire sur la nationalite des ministres et secretaires d'Etat a ete emis ou l'on a mentionne la nationalite etrangere de certains ministres et secretaires d'Etat). Mais cette enquete sur les ministeres et secretaires d'Etat ne semble pas achevee. De toute facon il est imperieux de connaitre les resultats de cette enquete sur la nationalite du President, des ministres et des sous-secretaires d'Etat et si les informations du senateur Moise Jean Charles sont credibles. Voici le rapport preliminaire de la Commission senatoriale publie par le journal le Nouvelliste:

La commission sénatoriale spéciale chargée d'enquêter sur la nationalité du président Michel Martelly, dirigée désormais par le sénateur Moïse Jean-Charles, a présenté jeudi son rapport préliminaire à l'Assemblée. Des irrégularités sont relevées dans le dossier du président Martelly, qui n'a pas encore soumis la copie de sa carte de résidence américaine à la commission.

Haïti: La commission sénatoriale d'enquête n'est toujours pas en mesure de tirer une conclusion sur la nationalité du président Michel Martelly. Le rapport préliminaire présenté à l'Assemblée a simplement fait état d'irrégularités dans la plupart des passeports soumis par M. Martelly à la commission via la plateforme Religions pour la paix. « La sous-commission Immigration se demande pourquoi il a fallu faire émettre un nouveau passeport en juillet 2002, plus de deux ans et demi (30 mois) avant la date d'expiration du passeport précédent (FL00A650), alors que celui-ci comportait encore seize (16) pages vierges », précise le rapport, rappelant que toute demande de nouveau passeport doit être introduite au maximum 6 mois, moins 1 jour, avant la date d'expiration du passeport à remplacer.

La commission, dans son rapport préliminaire, dit relever que Michel Martelly a continué d'utiliser le passeport antérieur (FL00A650) après l'émission du nouveau (passeport 30093). « Au moins une vingtaine de voyages ont été effectués avec l'ancien passeport après la date du 25 juillet 2002 », a indiqué le rapport préliminaire.

Des contradictions sont aussi relevées sur le statut matrimonial du président Martelly. « Dans les formulaires de demande de passeport haïtien au nom de Michel Joseph Martelly, en 2002, il est mentionné que le requérant est marié. Or, en 2007 et en 2008, sur deux autres formulaires de demande de passeport haïtien, il est mentionné que le requérant est célibataire, alors que son statut réel serait "divorcé", relève-t-on dans le texte lu par le sénateur John Joël Joseph. Il faut rappeler que le requérant s'était marié aux USA, le 15 mai 1987, à une ressortissante américaine. »

« Comment se nomme l'actuel président de la République d'Haïti? Michel J. ou Michael J. Martelly? Le dernier voyage de monsieur Michel Joseph Martelly aux USA avec son passeport haïtien remonte au 20 novembre 2008, si l'on se réfère au sceau de visiteur qui y figure. N'a-t-il jamais plus voyagé aux USA depuis lors? N'a-t-il pas visité l'Europe ou l'Afrique? Si oui, avec quel document de voyage? ». Voilà des questions qui restent pendantes à la commission d'enquête. Le président Michel Martelly devrait fournir des documents de voyage supplémentaires à la commission, notamment une copie de sa carte de résidence américaine en vue d'éclaircir ces points d'ombre.

Le contenu du rapport préliminaire n'a pas été mis en discussion par le bureau du Sénat. Les discussions ont de préférence porté sur la méthodologie adoptée par la commission pour réaliser son travail. Face aux critiques de certains de leurs collègues, les sénateurs Steven Benoît et Jean-Baptiste Bien-Aimé ont annoncé leur retrait de la commission. « Ce n'est pas une décision émotionnelle cette fois-ci », a laissé entendre le sénateur Steven Benoît, qui avait déjà annoncé sa démission comme membre de la commission.

L'annonce de ces démissions a été faite alors que le président du bureau du Sénat, Simon Dieuseul Desras, cherchait d'autres sénateurs pour compléter la commission suite à la démission des sénateurs Joseph Lambert et Youri Latortue. Anick Joseph et Maxime Roumer ont tour à tout rejeté le choix du président du Sénat porté sur eux. Embarrassé, le sénateur Desras a accepté la proposition du sénateur Jean William Jeanty qui lui a conseillé d'ajourner les débats sur la commission à la prochaine conférence des présidents. « La commission reste telle qu'elle a été constituée jusqu'à une décision de la conférence des présidents », a conclu Simon Dieuseul Desras, soulignant qu'aucune démission n'est encore acceptée par le bureau, même celles de Joseph Lambert, de Youri Latortue et Yvon Buissereth.

Autre article sur le meme sujet:
 http://www.defend.ht/news/articles/political/2796-haiti-senators-risk-losing-their-credibility-says-mirlande-manigat

lundi 12 mars 2012

Suite de l'enquete sur la nationalite du President Martelly apres la remise des 8 passports

La Commission sénatoriale d’enquête sur la nationalité « travaillera toute la fin de semaine afin de remettre ce lundi après-midi, conformément à ce qui avait été entendu, ses passeports au Président Martelly et produire un autre rapport préliminaire d’ici à mercredi ou jeudi prochain » avait fait savoir, Simon Dieuseul Desras, le Président du Sénat après avoir transmit les documents de voyages à la Commission.

Le Sénateur Moïse Jean-Charles a affirmé dimanche, que contrairement aux promesses du Président du Sénat, la Commission ne rendra pas lundi, les passeports au Président Martelly en raison de la nécessité de poursuivre les investigations. Le Sénateur soutient qu’un ensemble d’éléments troublants dénotent des irrégularités surprenantes... comme un passeport émis au nom du Président en 1981 qui n’a expiré que 12 ans plus tard alors que la durée normale de validité d’un passeport est de 5 ans...

De son côté, le Sénateur François Anik Joseph (Alternativ / Artibonite), déclare que le dossier n'est pas prêt d’être classé, mais qu’au contraire, c'est maintenant que le dossier est ouvert.

«... maintenant que le Président a décidé, de collaborer, nous disons merci monsieur le Président d'avoir décidé de collaborer, mais au lieu que l'affaire soit classé c'est maintenant qu'elle commence. Parce qu'à mon sens, le Président a présenté 8 passeports, les passeports étaient toujours là, pourquoi il ne les a jamais présentés depuis tout ce temps ? Pourquoi maintenant ? Pourquoi le Président Clinton est rentré en Haïti mercredi et c'est jeudi que le Président a décidé de présenter ses passeports ? Donc ça c'est une question.

Deuxièmement le Président a présenté 8 passeports, je pense qu'il est important pour que la Commission prenne son temps pour examiner ces passeports, surtout pour déterminer l'âge de ces passeports. Il faut trouver un laboratoire pour analyser chaque page des passeports au carbone 14 ou bien avec d'autres techniques plus sophistiquées, [...] il n'y a pas de jeu dans cette question, ce sont des choses assez sérieuses [...] Il faut déterminer l’âge de chaque passeport pour voir leur conformité avec les dates qui sont inscrites. Il faut déterminer l'âge de l'encre des sceaux qui sont sur les passeports également, pour voir si l'encre de ces sceaux correspond aux dates indiquées, ça c'est une autre question.

J'avais insisté sur une piste, j'avais dit que le Président de la République avait voyagé le 21 novembre 2007, le Président de la République a passé toute la semaine à démentir l'information, son Ministre chargé des relations avec le Parlement, M. Théano, a démenti l'information il a même dit que le 21 novembre 2007, le Président était en train de donner un spectacle dans une fête champêtre [...] des sénateurs sont aller au service de l'immigration de l'aéroport ils ont demandé la liste des passagers qui était sur le vol d'American Airlines ce jour là en direction de la Floride, ils ont trouvé la liste et le nom du Président n'était pas sur celle-ci [...] et voilà maintenant que le Président présente un passeport haïtien qui dit qu'il a voyagé sur jour là, qui ment maintenant ? Le service d'immigration [les sénateurs?] ou bien le Président de la République ? Je refuse de croire que le Président de la République aurait pu mentir à la Nation donc je préfère croire que c'est le service de l'immigration qui est en train de mentir [...] la Commission maintenant a la responsabilité d'explorer cette question, d’explorer ce mensonge à ce niveau... Je pense que le dossier n'est pas prêt du tout d’être classé, au contraire, c'est maintenant que le dossier est ouvert. »


Concernant le mystère qui semble entourer le voyage du 21 novembre 2007, l’ex Colonel Himmler Rébu, Dirigeant du Grand Rassemblement pour l’Evolution d'Haïti (GREH) avait déclaré la semaine passée après la conférence de Presse du Chef de l’État «... la déclaration que le Président a faite, dans la forme qu'il l'a faite, et les acteurs qui sont intervenus consolide mes doutes. Le Président Martelly au cours de la présentation a montré que le 21 novembre 2007, il était sur un vol American Airlines en direction des États Unis, alors que justement dans l’enquête de la Commission, American Airlines avait fourni un manifeste où le Président Martelly n'était pas présent sur ce vol. Je pense que l’information [qui a été donné par le Chef de l’État] apporte encore plus de confusion que d'éclairage, et me rend très mal à l’aise, comme personne qui a toujours revendiquer son appartenance idéologique au gouvernement du Président Martelly. [...] »

Pourquoi les Sénateurs qui ne cessent de parler de cette liste de passager du 21 novembre 2007, comme étant un élément clé de leur enquête n’ont ils pas pas montré à la presse ce document d’Américain Airlines ?
Source: Haiti Libre
Lire aussi sur le meme sujet : http://www.defend.ht/politics/articles/legislative/2764-haiti-in-addition-to-8-passports-senate-requires-presidents-us-green-card

samedi 25 février 2012

Ignoring 500 billion galaxies: Mathematics vs Common sense in the debate about the probability of Extraterrestrial life


Carl Sagan said that "extraordinary claims, require extraordinary evidence." In a stunning display of mathematical logic vs common sense, David Spiegel of Princeton University and Edwin Turner from the University of Tokyo published a paper last summer that turns the Drake equation upside down using Bayesian reasoning to show that just because we evolved on Earth, doesn’t mean that the same occurrence would necessarily happen elsewhere; "using evidence of our own existence doesn’t show anything" they argue, "other than that we are here."

What Bayesian reasoning overlooks, of course, is the inconvenient fact that there are some one trillion galaxies in the known universe and some 50 billion planets estimated to exist in the Milky Way alone and some 500,000,000 predicted to exist in a habitable zone.
Spiegel and Turner point out that basing our expectations of life existing on other planets, for no better reason that it exists here, is really only proof that were are more than capable of deceiving ourselves into thinking that things are much more likely than they really are.
They argue that other unknown factors exist that could have contributed to us being here that we don’t yet understand. So, they conclude that, deriving numbers from an equation such as that put forth by Drake, only serves to underscore our belief in the existence of other alien life forms, rather than the actual chances of it being so.
We think evidence will be discovered in the next 20 years: The Kepler mission has discovered 1,235 exoplanets that revolve around a sun, in an area that represents around 1/400th of the Milky Way. By extrapolating these numbers, the Kepler team has estimated that there are at least 50 billion exoplanets in our galaxy — 500 million of which sit inside the habitable "Goldilocks" zones of their suns, the area that it is neither too hot nor too cold to support life.
Astronomers estimate that there are 100 billion galaxies in the universe. If you want to extrapolate those numbers, that means there are around 50,000,000,000,000,000,000 (50 quintillion) potentially habitable planets in the universe.
As Arthur C. Clarke, physicist and author of 2001: A Space Odyssey wrote, "The idea that we are the only intelligent creatures in a cosmos of a hundred billion galaxies is so preposterous that there are very few astronomers today who would take it seriously. It is safest to assume therefore, that they are out there and to consider the manner in which this may impinge upon human society."To an objectivist, empirical view, the rules of Bayesian statistics can be justified by requirements of rationality and consistency and interpreted as an extension of logic. Using a subjectivist view, however, the state of knowledge measures a "personal belief".
More information: "Life might be rare despite its early emergence on Earth: a Bayesian analysis of the probability of abiogenesis" http://arxiv.org/abs/1107.3835 and physorg.com

Prime Minister Gary Conille resigns from the executive power who has been facing crisis after crisis since Michel Martelly took power eight months ago.

Haiti Prime Minister Garry Conille has resigned from office, giving in to political pressure from President Michel Martelly to step down.

Conille sent a letter to Martelly shortly after 10 a.m. Friday, almost an hour before he was supposed to meet with the president and ministers at the National Palace, several sources confirmed.
The National Palace issued a press release just before 2 p.m. confirming the resignation, saying Martelly will address the nation at 7 p.m. Friday.
“We are muddling through from crisis to crisis,” said Robert Fatton, a Haiti expert at the University of Virginia. “The immediate future is likely to be very turbulent and a major crisis may be in the making.”
For days, Conille, a former UN diplomat and gynecologist, had been under pressure to step down, with presidential advisers delivering the request in person. On Thursday, rumors circulated that Martelly would formally ask for Conille’s resignation in a letter.
The international community, influential business leaders and top Haitian politicians had been scrambling for days to prevent a political confrontation that could lead to the ouster of Conille just four months after he took office. But all their efforts failed.
The presidents of both the lower chamber of Parliament and the Senate told diplomats and Conille that they were opposed to the ouster, and feared that it would deepen the crisis in Haiti. But others say that with the president and prime minister unable to see eye-to-eye, Haiti was facing a crisis of governance.
Conille and Martelly have been at loggerheads over issues of the nationality of government officials — including that Martelly has an American passport — an investigation of $300 million in post-earthquake contracts and who controls government ministers.
On Thursday, as speculation spread about whether the prime minister would stay or go, the head of the U.N. peacekeeping mission in Haiti read a statement on what the mission called “a series of repeated crises between the executive and legislative powers that undermine the proper functioning of the institutions and the democratic process,” over the past few weeks.
“The political deadlock and institutional paralysis between the government, Parliament and the president does not reflect the commitments they have undertaken vis-à-vis the Haitian people and are not likely to create the necessary conditions for recovery of the economy and the consolidation of democracy,” Mariano Fernandez, special representative of the U.N. Secretary-General and head of the mission in Haiti, said in a statement.
As Fernandez spoke, government ministers and their chiefs of staff were complying with a Senate commission investigating the nationality of government ministers.
In his statement, Fernandez said “2012 could prove a turning point for Haiti in terms of reconstruction, economic growth, investment and strengthening of political institutions and governance.”
Though negotiations have been taking place for days over Conille’s replacement, observers say there is no telling when Haiti will get a working government. It took five months for Conille to be appointed as prime minister, and he was Martelly’s third choice. Already names are being circulated, all three of them close to the president.
There is no guarantee that any of those choices will be approved by the Parliament, which has been at odds with the president since his May 14, 2010, inauguration.
“President Martelly, like all previous Haitian presidents, is not willing to have a prime minister who has his or her own agenda and who seems to be protected and defended by the international community,” Fatton said. “Haitian politics has not changed significantly in this respect; Martelly is maintaining the tradition that only one figure, the President, can be the ultimate and indeed sole ‘decider.’ Sharing power is simply not yet in the DNA of Haitian governance in spite of the constitution.”


Article Source: Miami Herald


Read more here: http://www.miamiherald.com/2012/02/24/2658568/haiti-prime-minister-garry-conille.html#storylink=cpy

vendredi 3 février 2012

Le President Martelly denonce un coup d'Etat

 

Denonciation d'un complot de coup d'Etat par le President Martelly


Le President Michel Martelly, non-invite, interrompit une rencontre du Premier Ministre Gary Conille avec un groupe de parlementaires dans la residence privee de ce dernier 

A la residence du Premier Ministre les membres du groupe majoritaire du Senat (G-16) et celui de la chambre des deputes (GPR) s'etaient reunis pour discuter avec le premier ministre de la constitution et du programme d'education graduite du gouvernement. 


Le President, alerte par un parlementaire, arrivait inattendument a la rencontre et suivant plusieurs temoignages President Martelly denonca la rencontre comme un complot pour le renverser.


"Le chef de l'Etat utilisait des propos injurieux et stupides que nous ne pouvons pas repeter pour qualifier les membres presents", declarait un senateur qui rapportait l'incident a Haiti Press Network.


" Le President nous qualifiait de toutes sortes de noms pour exprimer qu' il s'agissait d'un complot pour le renverser en faveur de Steven Benoit", continua le senateur.


Senateur Steven Benoit n'etait pas present durant l'evenement et durant la conference de presse de jeudi confirmait etre au courant de l'incident mais rejeta l'idee d'un plan pour renverser le president. 
http://www.defend.ht/politics/articles/presidential/2591-haiti-president-martellys-tirade-accusing-a-plot-to-coup-detat

dimanche 1 janvier 2012

Le President de la Dominicanie Ulysse Hilarion Heureaux etait Haitien

Le Président Ulysse Hilarion Heureaux
                                
Par JACQUES CASIMIR (PASTEUR D'AMOULIO)

              Souvent, au gré des saisons, je promène ma barque, des fois en eau limpide, mais le plus souvent en eau trouble pour révéler des faits historiques inédits. Ce qui bien des fois bouleverse les croyances et remet en question ce que l'on nous a appris à l'école.

              Nous allons défaire un à un certains mythes. La république Dominicaine indépendante, soutiennent les rednecks, n'a jamais été gouvernée par un noir. Faux. En plus il était Haïtien. Son nom: Ulysse Hilarion Heureaux affectueusement connu sous le nom de Lillis. Il a gouverné comme président en 1882–1883, 1887, et 1889–1899.  Cette démonstration viendra vous apporter la preuve et la raison de l'archarnement du gouvernement dominicain contre les ressortissants Haïtiens d'aujourd'hui dans une chasse aux sorcières aux fins de foutre hors de leur territoire tous ceux qui y sont nés, mais ne pouvant prouver, via des documents enregistrés réclamés, leur ascendence dominicaine. Ils ne veulent pas vivre une nouvelle fois cet accident de l'histoire: être dirigé par un Haïtien '' tout neuf ''.

              Fils de Josefa Lebert et de Jean Dassas Heureaux ,il serait né selon certains historiens au Cap Haïtien le 18 septembre 1845, mais pour d'autres, il est né le 21 Octobre 1845 à San Felipe de Puerto Plata.En dépit de tous les documents publiés à son égard, nous allons effectuer la démarche inverse des publications dominicaines et haïtienne pour avoir le juste milieu.

            Sa mère Josefa Lebert venait de l'ile de Ste croix Faux- 1- argument : Avant 1802 la ville coloniale du Cap avait des noms de rue : Comme la rue Thomas, plusieurs autres rues portaient les noms des Héros Français. Après l'incendie de 1802 par les insurgés qui rasèrent la ville, elle fut reconstruite, et les noms changèrent graduellement. Il a fallu attendre 1811 avec Henri Christophe, qui voulait se défaire définitivement du passé colonial français, pour que les noms des rues disparaissent, et remplacés par des numéros, Ex:  Rue 12 etc . Il existe encore la famille Lébert au Trou du Nord, à Dondon et à Milot .La vérité est : Josepha Lebert de la rue Ste Croix et non de l'ile de Ste Croix. REF: Yves bénot & Marcel Dorigny Titre: Rétablissement de l'esclavage dans les colonies francaises1802

Déjà très jeune ,Ulysse parlait couramment, le créole ,l'espagnol, le français, et l'anglais .Les archives de la ville du cap de 1907 révèlent que! Pierre Alexandre Heureaux son grand cousin, fut Notaire Royal de la cour souveraine -1811, juge au tribunal civil du Cap-Haitien -1835 et président de la cour impériale en1857. L'université autonome de Santo Domingo nous refuse l'accès à certains documents qui prouvent qu'il n'est pas né à San Felipe de Puerto Plata, mais qu'il a été emmené jeune en République Dominicaine. Par qui? Là est la question. Nous avons demandé de consulter à distance des documents prouvant son adoption, encore un refus. Ils estiment notre demande dangereuse et inappropriée, sans autre forme de procès et explication . Que cachent-ils?

          Pendant toute sa présidence jamais les relations entre Haïti et la République Dominicaine n'ont jamais été aussi bonnes. Ulysse a connu 3 présidents Haitien, Francois Denis Légitime, Tirésias Simon Sam et Pierre Théoma Boirond Canal. Les Historiens dominicains mentionnent plusieurs visites de ce président en Haiti
          Dans un pays qui a connu 24 présidents en 20 ans, Ulysse Heureaux a apporté la stabilité à la République Dominicaine, du jour de la prise du pouvoir jusqu'à son assassinat en1899. Il existe
  une anecdote dans son pays qui raconte que : « Lilís est entré dans un petit village EL Cibao et quelqu'un, ne sachant pas à qui il avait affaire, remarquant la noirceur de sa peau, s'écria: « Qué Nublado ! » (Quel ciel noir nuageux !). Instantanément, la réponse fusa et  Lilís de dire:  « Ne vous inquiétez pas ! La pluie vient derrière». On rapporta que ''la pluie'' fut le massacre de tous les villageois. Aucune évidence, aucune preuve historique de ce fait ne vient corroborer cette fumisterie. Juste pour démontrer qu'être noir était  associé à la brutalité et à la violence.

       Disons-le une fois pour toute, le premier président dominicain PEDRO SANTANA est haïtien de naissance.  Il est né à Hinche en 1801 de père et de mère haïtiens. Il est devenu dominicain en 1844 c'est ce qui explique la filiation d'un grand nombre d'haïtiens de Hinche portant le nom de Santana. Dans une de mes précédentes chroniques (Nos frères d'Amérique Centrale) J'ai eu à dire ceci: En 1796 quand Toussaint Louverture a changé de camp en changeant d'allégeance de l'Espagne à la France, certains combattants qui sont restés fidèles à l'Espagne ont été chassés par Toussaint Louverture dont le général Santana Senior qui est le grand oncle du général Pedro Santana premier président de la république dominicaine. Ce que les Dominicains ne veulent pas admettre publiquement. REF: Roger Bastide Titre: Les Amériques noires  (3 Mai 2000)

          Depuis le traité le traité de Ryswick 1697qui divise l'île en deux : la partie occidentale (le futur Haïti) revient à la France, tandis que l'Espagne obtient la partie orientale. Pendant toutes les négociations en rapport au tracé définitif de la frontière Haitiano Dominicaine, les gouvernements dominicains successifs ont toujours réclamés la ville de Hinche , qu'ils appellent Inché .Pourtant il ya d' autres villes plus importantes le long de la frontière qu'ils pourraient réclamer.

         Cette ville représente pour eux un patrimoine historique : Pourquoi ce lieu ? De son côté, Haïti réclame la ville de Duverger en République Dominicaine en l'honneur de ce héros Haïtien Antoine Duverger que les dominicains appellent Antonio Duverger. Ce dernier a aidé a chasser les espagnols lors de la deuxième colonisation de ce pays.Ce sont des noms sur lesquels le rideau de l'histoire ne laisse aucune ouverture lors des négociations entre le président Nord Alexis et le président Ramon Arturo Caceres Vaquez. Face au refus Dominicain, les deux présidents ont convenu de garder le statu quo et de ne pas modifier la frontière comme nous la connaissons aujourd'hui.
REF: Dantès Louis Bellegarde TITRE : Haïti et son peuple. Paris: Nouvelles Éditions Latines, 1953.
REF H. Hoetink,Titre :The Dominican Republic: 1859-1900, Hoetink, La République Dominicaine: 1859-1900,
        Le nationalisme et le patriotisme de certains historiens haïtiens et dominicains les rendent aveugles et non objectifs. Ils écrivent l'histoire en fonction des intérêts politiques, économiques et raciaux. Les Dominicains accusent les Haïtiens de l'occupation de 1821 a 1844 qu'ils considèrent encore aujourd'hui comme un cauchemar, d'où sans doute cet antagonisme à l'origine du racisme actuel.
           Les Haïtiens reprochent aux dominicains leur appui au traité de Paris qui a renforcé l'embargo de l'Espagne et de la France Sur Haïti, 1807.  Ce qui a détruit l'industrie sucrière et appauvri le pays

          Pour plusieurs historiens, Lillis était un dictateur sanguinaire .Et pour d'autres, un raciste, un mégalomane noir, qui a conduit son pays à la catastrophe et à la ruine; d'ou un rejet du noir, et un racisme institutionnalisé en République Dominicaine, instrumentalisé par le dictateur Rafael Léonidas Trujillo pendant plus de 50 ans, et qui a cours encore aujourd'hui dans ce pays. Mentionnons que Trujillo était le fils d'une Haïtienne, Julia Molina Chevalier. Nous ne soutenons pas la dictature; mais l'objectivité historique. REF: Gilberto Sanchez Lustrino Titre: El constructor de una nacionalidad (1938)
           Et ironie de l'histoire, il a fallu un Haïtien Ulysse Hilarion Heureaux pour rétablir la stabilité de la république Dominicaine.
Quoi que l'on fasse, quoi que l'on cache rien ne pourra arrêter la marche de l'histoire
L'histoire est une arme qu'il faut l'utiliser pour pouvoir se relever .Connaitre son histoire c'est être capable de la défendre et de se défendre